Article sur le stress chronique

Extrait de l’article « Le stress chronique a des effets sur le cerveau selon l’âge » paru le 21 septembre 2009 dans UdeMNouvelles de l’Université de Montréal :

Un lien existe entre le type de trouble dont peut souffrir une personne et les moments dans sa vie où elle a été exposée à un stress chronique. Par exemple, un enfant qui a vécu de la violence familiale entre 0 et 2 ans, soit au cours du développement de son hippocampe, risque d’avoir plus tard des problèmes d’apprentissage compte tenu du rôle joué par cette région du cerveau dans la mémoire déclarative. De son côté, une fillette de 12 ans, dont le lobe frontal est en plein développement, qui a subi des agressions sexuelles peut montrer à l’âge adulte une réduction de cette structure cérébrale et éprouver des difficultés à distinguer les informations émotionnellement pertinentes, le lobe frontal étant associé à ce genre de traitement.

Voilà l’une des idées énoncées dans le modèle théorique relatif aux effets du stress sur le cerveau et au comportement que présente Sonia Lupien, professeure au Département de psychiatrie de l’UdeM et directrice scientifique du Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine, dans le numéro de juin de la revue Nature Reviews Neuroscience.

Dans cet article qu’elle signe avec trois collègues américains, la chercheuse, aussi directrice du Centre d’études sur le stress humain, démontre que certaines zones cérébrales, comme l’hippocampe, l’amygdale et le lobe frontal, sont particulièrement vulnérables à l’«adversité», et ce, de manière différentielle à certains moments du développement. «L’adversité crée un stress chronique qui induit l’arrêt de la croissance de la structure cérébrale selon le moment d’exposition au stress, précise Mme Lupien. Cela altère le fonctionnement de ces différentes régions du cerveau. Mais ce n’est pas nécessairement irréversible.»

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